"Nympheus Luminansis, les nymphéas de la Lumière"
GENÈSE


"10 TABLEAUX, 10 AMBIANCES, LE PROJET D'UNE VIE, UN HOMMAGE À CLAUDE MONET,
UN HYMNE À LA COULEUR ET À LA LUMIÈRE"
UN HYMNE À LA COULEUR ET À LA LUMIÈRE"
En 2017, j'ai fait un voyage professionnel non loin du célèbre jardin du maître de l'impressionniste Claude Monet. J'avais toujours rêvé d'aller le visiter car, comme Claude Monet, je suis une passionnée de jardin et de plantes. J'ai d'ailleurs un très grand jardin qui a été primé par le ministère de l'environnement pour mes bonnes pratiques environnementales et qui a la particularité de ne jamais être arrosé. Tout le contraire du jardin de Giverny. Pour moi qui habitait à l'autre bout de la France, dans l'ancienne fermette de mon grand-père, c'était une occasion unique de voir le jardin d'eau et les nymphéas........
J'ai construit mon jardin en fonction des plantes résistantes à la sécheresse mais surtout en fonction de la lumière très particulière qui règne dans ma région et tout particulièrement sur ma propriété à flanc de colline. Bien avant de devenir peintre, j'étais photographe et j'ai toujours aimé jouer avec les contre-jours et la lumière naturelle. C'est dans cette optique que j'ai créé mon jardin en partant d'une page blanche en quelque sorte : le pré où mon grand père faisait paître son unique vache.
Mon compagnon et moi sommes donc allées visiter ce jardin. Je me souviens encore attendre devant la maison, sur la route où les derniers visiteurs discutaient avant d'avoir leur billet dans une ambiance joyeuse. Il faisait beau. Nous étions en automne en fin de journée. C'est pour cette raison que nous avons choisi de visiter le jardin d'eau avant la maison et le jardin de fleurs et de faire le contraire des autres visiteurs. Nous étions presque seuls. Sur le chemin menant au nymphéas, un rideau de bambous faisait obstacle à notre vue. Encore quelques mètres et j'allais réaliser mon rêve. Enfin, ils étaient là. Au delà du fait de voir les nymphéas, je découvrais la savante construction du maître de l'impressionnisme, sa vision de la couleur et de ses gammes d'harmonies. En faisant le tour de l'étang, je voyais son monde puis mon monde en peinture. Chaque élément semblait prendre vie grâce à mon imagination picturale. C'est comme si la surface de l'eau devenait une partition de notes de musique que je déchiffrais au fur et à mesure de ma découverte. J'en ai ressenti chaque vibration. C'était une sensation unique. La maison avait été désertée par les derniers visiteurs et nous avons eu la chance, alors, d'avoir pour nous seuls une guide passionnée par la vie de Claude Monet. Là aussi, la visite de la maison ne faisait que conforter l'impression que j'avais eu au bord de l'eau : des instants de bonheur et de quiétude incomparables. C'est en retournant à notre véhicule, que je me suis rendue compte à quel point j'avais été bouleversée par cette visite. Le trop plein d'émotions sortait sous la forme de larmes qui coulaient sur mes joues alors que je ne pleurais pas. Pour moi c'était une évidence. Je voulais peindre les nymphéas de Claude Monet en mettant sur la toile toutes la gamme d'émotions que j'avais ressentis. Je voulais créer toute une série de grands tableaux avec ma propre vision de l'utilisation de la couleur pour mettre sur le devant de la scène la lumière. Ce projet s'appellerait : « Nympheus Luminansis, les nymphéas de la lumière ».
De retour à la maison, je commençais le premier tableau de la série : une vue d'ensemble des nymphéas du jardin de Claude Monet. C'est un peu plus tard, que nous avons appris que mon compagnon était atteint de la maladie de Charcot. Ce voyage à Giverny était le dernier qu'il avait fait encore en marchant. La maladie a évolué. Ma manière de peindre également. Comment affronter l'inéluctable, comment vivre à côté de la mort. Je dis cela parce que nous étions trois.... mon compagnon, la grande faucheuse et moi. C'était le sentiment que j'avais, que nous avions. Toujours avoir un coup d'avance pour que la vie reste "supportable". Comment ne pas sombrer. Tout simplement en lâchant prise et en faisant de son mieux. Peindre la lumière, déverser l'émotion sur la toile et surtout, provoquer le vivant, voilà ce qui m'a fait tenir face à l'inexorable fin. Il m'a fallu 4 ans de recherche intérieure, d'évolution, d'appréhension aussi pour finaliser cette toile qui allait être le début du projet des nymphéas de la lumière.
Mon compagnon et moi sommes donc allées visiter ce jardin. Je me souviens encore attendre devant la maison, sur la route où les derniers visiteurs discutaient avant d'avoir leur billet dans une ambiance joyeuse. Il faisait beau. Nous étions en automne en fin de journée. C'est pour cette raison que nous avons choisi de visiter le jardin d'eau avant la maison et le jardin de fleurs et de faire le contraire des autres visiteurs. Nous étions presque seuls. Sur le chemin menant au nymphéas, un rideau de bambous faisait obstacle à notre vue. Encore quelques mètres et j'allais réaliser mon rêve. Enfin, ils étaient là. Au delà du fait de voir les nymphéas, je découvrais la savante construction du maître de l'impressionnisme, sa vision de la couleur et de ses gammes d'harmonies. En faisant le tour de l'étang, je voyais son monde puis mon monde en peinture. Chaque élément semblait prendre vie grâce à mon imagination picturale. C'est comme si la surface de l'eau devenait une partition de notes de musique que je déchiffrais au fur et à mesure de ma découverte. J'en ai ressenti chaque vibration. C'était une sensation unique. La maison avait été désertée par les derniers visiteurs et nous avons eu la chance, alors, d'avoir pour nous seuls une guide passionnée par la vie de Claude Monet. Là aussi, la visite de la maison ne faisait que conforter l'impression que j'avais eu au bord de l'eau : des instants de bonheur et de quiétude incomparables. C'est en retournant à notre véhicule, que je me suis rendue compte à quel point j'avais été bouleversée par cette visite. Le trop plein d'émotions sortait sous la forme de larmes qui coulaient sur mes joues alors que je ne pleurais pas. Pour moi c'était une évidence. Je voulais peindre les nymphéas de Claude Monet en mettant sur la toile toutes la gamme d'émotions que j'avais ressentis. Je voulais créer toute une série de grands tableaux avec ma propre vision de l'utilisation de la couleur pour mettre sur le devant de la scène la lumière. Ce projet s'appellerait : « Nympheus Luminansis, les nymphéas de la lumière ».
De retour à la maison, je commençais le premier tableau de la série : une vue d'ensemble des nymphéas du jardin de Claude Monet. C'est un peu plus tard, que nous avons appris que mon compagnon était atteint de la maladie de Charcot. Ce voyage à Giverny était le dernier qu'il avait fait encore en marchant. La maladie a évolué. Ma manière de peindre également. Comment affronter l'inéluctable, comment vivre à côté de la mort. Je dis cela parce que nous étions trois.... mon compagnon, la grande faucheuse et moi. C'était le sentiment que j'avais, que nous avions. Toujours avoir un coup d'avance pour que la vie reste "supportable". Comment ne pas sombrer. Tout simplement en lâchant prise et en faisant de son mieux. Peindre la lumière, déverser l'émotion sur la toile et surtout, provoquer le vivant, voilà ce qui m'a fait tenir face à l'inexorable fin. Il m'a fallu 4 ans de recherche intérieure, d'évolution, d'appréhension aussi pour finaliser cette toile qui allait être le début du projet des nymphéas de la lumière.







